Coup sur coup…

Reprise

J’ai jeté un coup d’oeil
Je n’osais pas le déranger
Après le coup de téléphone
Je l’ai posé la question
Sa réponse a eu l’effet d’un coup de poing
Autant vous dire
Que j’aurais préféré me guérir d’un coup de soleil
Juste ma peau serait abîmée
Il était si loin le coup de foudre
L’ amour dure trois jours
Tout d’un coup
Il change d’avis
Et il part d’un coup de vent
J’essaie de le persuader
Cela ne coûte rien de tenter le coup
Hélas…
Il est impulsif et agit souvent sur un coup de tête
Son comportement m’agace
D’un seul coup, je me rends compte
Que sa patisserie est restée sur la table
Alors, pour éviter le coup de barre
Je la mange, sans aucun regret.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz



Là-haut!

Quand je marche je regarde en haut. Je me rechauffe sous le soleil, je bois le bleu du ciel, je joue au cache-cache avec les nuages. La première fois que je suis allée à New York cela m’a couté un bon torticolis. Et n’en parlons pas du caca des chiens souvent collé à la semelle de mes chaussures. Il paraît que cela porte du bonheur… En tout cas pour moi, c’est inévitable! Et le manque d’odorat ne me permet même pas de m’en rendre compte. Je me promène heureuse sans savoir que ca cadeau mou et pestilent m’accompagne partout. La vie est bien faite!

Je suis distraite et maladroite par nature. Pierre Richard en version féminine. Souvent, les gens pensent que je fais exprès. S’ils savaient que ne reconnais personne dans la rue. Je vois mal, je perds l »équilibre, je n’ai aucun sens d’orientation. Mes pieds en souffrent : deux fois cassés et des entorses à répétition.

C’est peut-être pour tout cela que j’aime les villes géometriques avec de grandes artères, des avenues parallèles et des rues perpendiculaires. On dirait presque que tout a était déssiné avec une règle et une équerre, rien que pour moi!

Je m’y retrouve à Barcelona, à Dublin, à New York, à Londres, à Paris. En revanche, je me perds dans mon propre pays! Au Portugal ils ont voulu être origineaux et n’ont suivi aucune logique. C’est charmant, mais pas du tout fonctionnel.

Ah Paris! La ville où je me sens chez moi! Pas d’artifices ni de pièges. Même quand je pense m’être égarée voilà que je retrouve mon chamin. Tout m’est familier. Et puis, j’ai mes repères bien à moi. Une porte, la street art, une fenêtre, l’enseigne d’un magasin… J’aime me perdre en sachant que je ne suis pas loin de la destination. J’emprunte des passages, des tunnels, des petits chemins. Je traverse des ponts et j’embrasse les deux rives. Pas de jalousie mesdames.

Je marche, je cours (pas trop, sinon je me casse la figure!), je danse, je scrute, je me balade. Et je regarde en haut. Toujours.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Street art

Il n’y a qu’un bonheur dans la vie, c’est d’aimer et d’être aimé.

George Sand

Aimer, c’est savoir dire je t’aime sans parler.

Victor Hugo
Photo : Filipa Moreira da Cruz

C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde.

Paul Éluard  

L’amour est comme le vent, nous ne savons pas d’où il vient.

Honoré de Balzac

L’espirale

Reprise

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Un mot déplacé
Un vers raté
Un geste bâclé
Une musique mal chantée
Une photo perdue
Une belle dame sans tenue
Un mannequin nu
Un jeu interdit
Une caresse inouïe
Qui n’arrive jamais
Un puzzle défait
Une vie inachevée
Une nuit trop éclairée
Un frottement, un baiser
Sans folie ni désir
Un silence de mort
Mon corps qui s’endort
Sans tes mains
Une histoire sans lendemain
Ta chaleur absente
Ta présence écrasante
Mon esprit refroidit
Et je tombe dans l’oubli.

Filipa Moreira da Cruz

Mon éloge à la France

Reprise

Photo : Filipa Moreira da Cruz

République déguisée de pays
Vêtue de trois nobles couleurs
Terre de chrétiens, de musulmans et de juifs
Qui se dit encore laïque

Demoiselle éternelle et remplie de passions
Patronne de la Marseillaise si peu (en)chantée
Mère de la Révolution et jadis orpheline
De tant de guerres et d’invasions

La France accueille, libère, souffre et apaise
Nation grande et bienveillante, parfois en détresse
Elle vit au bout de ses peines, pas facile…
D’être toujours celle qu’on admire et copie

Mais enfin, c’est tout cela et bien plus la France
Cette nation d’art, d’histoire et de savoirs?
Hélas, je ne suis pas certaine, mais peu importe
Je la remercie et je l’aime de toutes mes forces.

Filipa Moreira da Cruz

Le temps d’un été

Reprise

L’été qui s’enfuit est un ami qui part.

Victor Hugo

La justesse de tes mots
Tes caresses sous l’eau
Mes remords
Ton reconfort
Tes gestes précis
Mon oubli
Ta délicatesse
Ma maladresse
Ta désinvolture
Nos balades en voiture
Ton sarcasme
Mon spasme
On dirait que c’était hier
Je suis fière
D’avoir tenu ma promesse
Pendant cet été de mollesse.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Un certain été

Reprise

Tu te souviens de l’eau chaude et du soleil brûlant?
Des longues journées sans lendemain
Des promenades en bateau
Des balades en vélo
De nos caresses
De nos promesses
De nos baisers timides
De nos conversations futiles et stupides
Des chaises rouges qui nous attendaient face à la mer
Dans cette belle ville balnéaire

Pendant ces jours magiques à Nice
Nos désirs sont devenus des caprices
Nous nous sommes promis de jamais nous quitter
Mais parfois la vie est remplie de contrariétés
Certains amours sont faits pour durer
Tandis que d’autres finissent après l’été
Hélas, le temps est passé à toute vitesse
Et il nous a laissé que des miettes
Aujourd’hui, encore, je pleure
Quand je pense à tes yeux verts et à ta douceur.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Paul Laurent Bressin


Nid d’aigle

Photo : Filipa Moreira da Cruz

La même lance
Qui m’a traversé le corps
Sans l’endommager
A atteint ton coeur sauvagement
Tu deviens ma délivrance
Et non plus mon remords
Ton univers rejette la souffrance
Tel géant qui s’endort
Sous la pleine lune
Les morceaux se recollent
Peu à peu
D’un battement d’ailes
Tu t’envoles
Je fuis ma désespérance
Hélas, tu t’accroches à ta méfiance.

Filipa Moreira da Cruz

Un vélo pour deux

Reprise

Une balade en vélo
Une promenade en amoureux
Une glace crémeuse ou un doux sorbet
Une promesse qui ne dure qu’une nuit d’été
Un tango entammé dans la mer bleue
Nos gestes sont lents et capricieux
Le soleil qui chauffe nos âmes
Nos deux coeurs battent la chamade
Une aventure sans fin
Pleine de baisers, véritables coupe-faim
De longues journées ensoleillées
Mes voeux sont exaucés
Les façades colorées des maisons du Sud
Et notre amour comme unique prélude.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Paul Laurent Bressin

Nice

Une randonnée à pied
Une virée à vélo
Une promenade en voiture
En longeant la côte
S’apprivoiser de la Méditerranée
En bateau ou en kayak
Tu nous attend les bras ouverts
Le soleil nous caresse le visage
Et le bleu du ciel nous rend heureux
Les façades colorées illuminent les rues
Avant le brouaba du marché
Que tu es belle et magique!
Je t’aime toutes les saisons
Mais avant le grand été encore plus
Surtout, dans les endroits secrets
Loin de la foule et des touristes
Qui ne parcourent que la promenade
Nice, tu es majestueuse et unique!

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Paul Laurent Bressin