Égarés

Un chemin parcouru
Par hasard
Un mot prononcé
Distraitement
Un geste
Maladroit
Une promenade
Solitaire
Une caresse
Timide
Un sourire
Sincère
Des mains
Baladeuses
Un envol
Raté
Des jambes
Musclées
Une vie
Inachevée.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

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Ensemble

Dans le bleu Picasso
un jeune homme
qui souffre.

Mitsuhashi Toshio
Photo : Filipa Moreira da Cruz

Cinquante années passées ensemble
dis-moi
que tu les as aimées!

Hashimoto Mudô

Happy New Year!

Bom Ano!
Desejo-vos um 2023 cheio de amor, paz, harmonia, saúde, esperança e alegria.

Bonne Année!
Je vous souhaite un 2023 en bonne santé accompagné de douceur, de la musique, des livres, des promenades en plein air et de la poésie.

Happy New Year!
I wish you 365 days of health, joy, love, peace, inspiration, optimism and creativity.

¡Feliz Año Nuevo!
Os deseo un 2023 lleno de amor, salud, magia, aventuras y momentos especiales con la familia y los amigos.

Buon Anno! Auguri!
Che il 2023 vi porti tutto ciò di cui hai bisogno e anche di più.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

La balade des amours perdus

Reprise

Depuis quand
Sommes nous devenus
Des ombres
De ces deux êtres
Qui s’aimaient
Tendrement
Un homme
Une femme
Libres et épanouis
Je me souviens encore
De ton doux baiser
Qui m’aidait à traverser la nuit
Tu t’es déshabillé de cette musique
Qui te rendait énigmatique
Et te laissait croire
Que les douleurs étaient
Commandeés par l’esprit
Et jamais par le corps
Le passé habitait le présent
En permanence
Se perdre dans la fôret
Était un jeu d’enfants
Un jour, j’ai compris
Que tu étais juste le prince
De ce royaume éphémere
Que je croyais éternel
Et la valse incessante
Devient une puissance fragile
Qui se casse en mille morceaux
Et les coller et au dessous de mes forces.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

L’urgence de la vie

Photo : KaDDD

Le petit garçon est dubitatif, il réfléchit
Il est pris au piège de sa rêverie
Après quelques instants, il demande:
C’est quoi la vie?
La vie… c’est dormir, manger, boire, grandir
C’est tout?! Je suis deçu
Non, c’est aussi rire, pleurer, souffrir, aimer
Et c’est douloureux?
Parfois, mais ça en vaut la peine
Allons-y!
Où?
Vivre!

Filipa Moreira da Cruz

Allons-y!

Reprise

Il faut s’aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l’écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux et ailleurs.

Victor Hugo

Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder.

Oscar Wilde

Economisez de l’eau… prenez votre douche avec une amie.

Groucho Marx

Photos : Filipa Moreira da Cruz

« En lo puro no hay futuro »

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Je parle, tous les jours cinq langues. Au travail, avec mes amis et aussi ma famille. J’ai cinq accents. Je prends des décisions en anglais, je rale en français, je chante en espagnol, je me fâche en portugais et je rêve en italien. Parfois, ces langues dansent dans ma tête et alors mon cerveau décide d’injurier en espagnol, d’écrire en anglais ou de divaguer en français.

J’ai remarqué que j’ai surtout cinq personnalités! En anglais je suis pragmatique. Ready? Let’s go! En espagnol je suis décomplexée et naturelle. ¡Al mal tiempo buena cara! En portugais je suis nostalgique. Ai, as saudades! En italien je suis rêveuse et optimiste. Farfalle e colori. Et en français… je suis coincée! Bonjour madame. Je vous en prie. Merci beaucoup. Bonne journée.

« Pourquoi faire simple quand on peut compliquer? » Telle est la devise française. Trop de sous entendus, trop de paperasse à remplir, trop de mots à double sens, trop d’adjectifs, trop de verbes irréguliers, trop de subtilités, trop de portes à frapper et très peu de réponses. Et pourtant, cette langue je l’aime! Presque aussi que la mienne et plus que toutes les autres.

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Le français me fait rire, pleurer, aimer, rêver, avancer. Le français nourrit mon âme et il habite sous ma peau. Il me murmure de douces mélodies à l’oreille. Il me berce quand je m’endors et il m’embrasse tendrement dès mon réveil. Parfois, on se fâche. En voilà quelques exemples : quand je fais des fautes, quand je ne comprend pas les blagues, quand je n’arrive pas à m’exprimer comme j’aurais voulu. Heureusement, ces moments ne me découragent pas. Après tout, il faut se lancer!

Et croyez-moi, je me lance sans peur du ridicule. Pire, je ris de mes propres betises. Pendant des années je disais « qui aime bien chatouille bien ». Jusqu’au jour (miracle!) où un être bienveillant m’a rappelée à l’ordre. Il était temps! Néanmoins, je continue à préférer chatouiller, car la châtiment ne me vas pas.

Et à tous ceux qui me disent « vous avez un accent! » je réponds « j’en ai cinq et c’est ça qui fait ma force ». Et pour mettre un peu de couleur (il en faut dans ce monde parfois gris) je peux mélanger toutes les langues dans la même phrase faute de mieux. Comment traduire « saudade »? Quelle est la meilleure expression pour « ti voglio bene »? Et comment dire « straightforward » ou « chapuza » tout simplement?

La langue française est encore plus capricieuse ou peut-être c’est moi la feignante. Par conséquence, « ras-le-bol », « pied-à-terre » ou « dépaysment » restent inchangés, car je suis incapapable de trouver leurs synonymes dans une autre langue. Des cousins oui, mais pas de frères jumeaux. Figurez-vous que cela m’arrange bien. Como cantaba Jarabe de Palo « en lo puro no hay futuro, la pureza está en la mezcla ». Tú si que sabías Pau.

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Filipa Moreira da cruz

Coup sur coup…

Reprise

J’ai jeté un coup d’oeil
Je n’osais pas le déranger
Après le coup de téléphone
Je l’ai posé la question
Sa réponse a eu l’effet d’un coup de poing
Autant vous dire
Que j’aurais préféré me guérir d’un coup de soleil
Juste ma peau serait abîmée
Il était si loin le coup de foudre
L’ amour dure trois jours
Tout d’un coup
Il change d’avis
Et il part d’un coup de vent
J’essaie de le persuader
Cela ne coûte rien de tenter le coup
Hélas…
Il est impulsif et agit souvent sur un coup de tête
Son comportement m’agace
D’un seul coup, je me rends compte
Que sa patisserie est restée sur la table
Alors, pour éviter le coup de barre
Je la mange, sans aucun regret.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz



Là-haut!

Quand je marche je regarde en haut. Je me rechauffe sous le soleil, je bois le bleu du ciel, je joue au cache-cache avec les nuages. La première fois que je suis allée à New York cela m’a couté un bon torticolis. Et n’en parlons pas du caca des chiens souvent collé à la semelle de mes chaussures. Il paraît que cela porte du bonheur… En tout cas pour moi, c’est inévitable! Et le manque d’odorat ne me permet même pas de m’en rendre compte. Je me promène heureuse sans savoir que ca cadeau mou et pestilent m’accompagne partout. La vie est bien faite!

Je suis distraite et maladroite par nature. Pierre Richard en version féminine. Souvent, les gens pensent que je fais exprès. S’ils savaient que ne reconnais personne dans la rue. Je vois mal, je perds l »équilibre, je n’ai aucun sens d’orientation. Mes pieds en souffrent : deux fois cassés et des entorses à répétition.

C’est peut-être pour tout cela que j’aime les villes géometriques avec de grandes artères, des avenues parallèles et des rues perpendiculaires. On dirait presque que tout a était déssiné avec une règle et une équerre, rien que pour moi!

Je m’y retrouve à Barcelona, à Dublin, à New York, à Londres, à Paris. En revanche, je me perds dans mon propre pays! Au Portugal ils ont voulu être origineaux et n’ont suivi aucune logique. C’est charmant, mais pas du tout fonctionnel.

Ah Paris! La ville où je me sens chez moi! Pas d’artifices ni de pièges. Même quand je pense m’être égarée voilà que je retrouve mon chamin. Tout m’est familier. Et puis, j’ai mes repères bien à moi. Une porte, la street art, une fenêtre, l’enseigne d’un magasin… J’aime me perdre en sachant que je ne suis pas loin de la destination. J’emprunte des passages, des tunnels, des petits chemins. Je traverse des ponts et j’embrasse les deux rives. Pas de jalousie mesdames.

Je marche, je cours (pas trop, sinon je me casse la figure!), je danse, je scrute, je me balade. Et je regarde en haut. Toujours.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Street art

Il n’y a qu’un bonheur dans la vie, c’est d’aimer et d’être aimé.

George Sand

Aimer, c’est savoir dire je t’aime sans parler.

Victor Hugo
Photo : Filipa Moreira da Cruz

C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde.

Paul Éluard  

L’amour est comme le vent, nous ne savons pas d’où il vient.

Honoré de Balzac