Rêverie

Juste avant le grand tremblement de terre
tout le monde
a rêvé.

Sugiura Keisuke

Bonne Année!
Seule la télévision
me la souhaite.

Sumitaku Kenshin

Photos : Filipa Moreira da Cruz

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La balade des amours perdus

Reprise

Depuis quand
Sommes nous devenus
Des ombres
De ces deux êtres
Qui s’aimaient
Tendrement
Un homme
Une femme
Libres et épanouis
Je me souviens encore
De ton doux baiser
Qui m’aidait à traverser la nuit
Tu t’es déshabillé de cette musique
Qui te rendait énigmatique
Et te laissait croire
Que les douleurs étaient
Commandeés par l’esprit
Et jamais par le corps
Le passé habitait le présent
En permanence
Se perdre dans la fôret
Était un jeu d’enfants
Un jour, j’ai compris
Que tu étais juste le prince
De ce royaume éphémere
Que je croyais éternel
Et la valse incessante
Devient une puissance fragile
Qui se casse en mille morceaux
Et les coller et au dessous de mes forces.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Ceci n’est pas une poire

Reprise

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Le ciel n’est pas bleu
Ni jaune le soleil
Les nuages ne sont pas blanches
Et l’herbe n’est pas verte non plus
Aujourd’hui c’est encore hier
Mais demain ne sera pas aujourd’hui
Mes larmes ne sont pas de tristesse
Et ce sourire n’est pas fruit du bonheur.

Filipa Moreira da Cruz



Allons-y!

Reprise

Il faut s’aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l’écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux et ailleurs.

Victor Hugo

Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder.

Oscar Wilde

Economisez de l’eau… prenez votre douche avec une amie.

Groucho Marx

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Mélodie silencieuse

Les poètes sont des oiseaux : tout bruit les fait chanter.

François-René de Chateaubriand

Soulever le voile des apparences
Évoquer l’insouciance de l’enfance
En s’accrochant à son indépendance
Laisser parler les étoiles muettes
S’attacher aux petites choses bêtes
Accepter la souffrance sans peur
Vivre le jour à jour en oubliant les douleurs
Inventer des mythes et des histoires
La vie est aussi contradictoire
La vérité demeure inaccessible
Et le mensonge est si paisible!
L’ignorance reste habitable
Le silence qui blesse est infatigable
Les faits-divers reprennent leur rythme apaisant
Nous sommes à nouveau vivants.

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz

Thé à la menthe

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Le vent caresse mes oreilles
La mer chatouille mes orteils
L’eau fraîche effleure mes lèvres
Les étoiles défient mes rêves
L’ombre cache la lumière du soleil
La nuit tombe et la lune se réveille
Je colorie ma vie comme un peintre
Je divague, j’invente
L’éternité me sourit
J’ai rendez-vous avec l’innouï.

Filipa Moreira da Cruz

Une maison sur l’eau

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Les pieds dans l’eau
La tête sur les nuages
Mon corps se décompose en morceaux
Ma vie est une chimère, un mirage
J’habite de l’autre côté du fleuve
Là, où personne n’ose y aller
Chaque jour est une épreuve
Et mon jardin secret est dévoilé
Peu à peu, en tatonnant
J’arriverai à mes fins
Pour l’instant
Je vis le moment présent.

Filipa Moreira da Cruz

Dessous-dessus

Reprise

Photo : Filipa Moreira da Cruz

Les lourdes nuages grises couvrent le ciel
La têmpete arrive
Mon coeur bat la chamade
Rien n’apaise mon état d’âme
Je suis au milieu de la foule
Et portant, je me sens étrangement seule
En fermant mes yeux
Les paupières se décollent doucement
Pour la première fois, je suis apaisée
J’en profite de ce moment
Car je sais qu’il sera bref
Le bonheur est éphemère
Il suffit d’une seconde
Pour que tout bascule
Hélas, la vie reprend le dessus.

Filipa Moreira da Cruz

Bleu

Sébastien Sabouret

Je le cache sous l’épiderme
Il est écorché du haut en bas
Timide tel le soleil en novembre
C’est ma vie, mon combat
Des nerfs à fleur de peau
Des idées noires envahissent ma tête
Nous dansons le même tempo
Je me sens si bête!
De retour à l’insouiciance
Bleu est mon désir
Qui naît de l’indulgence
Et bleue est aussi cette envie qui me déchire
Pour la dernière fois…
Qui sait?
Je reste sans voix
Tant qu’il n’y aura pas un après.

Filipa Moreira da Cruz


Une semaine en arc-en-ciel

Reprise

Lundi le bleu inonde mon âme
Je m’assume en tant que femme
Mardi le ciel est violet
Et je fais ce qu’il me plaît
Mercredi le bleu est déjà de retour
Un peu plus corsé et doux comme le velours
Jeudi je vois la vie en rose
Je suis enveloppée d’une fine couche de glucose
Vendredi je suis habillée en marron, de la tête aux pieds
Je nourris l’amour et l’amitié
Samedi s’éveille tout couvert de jaune
Je suis la reine de mon royaume
Et quelle couleur aura dimanche?
Celle de l’insouciance!

Filipa Moreira da Cruz

Photos : Filipa Moreira da Cruz